Fritz Schiesser (Photo: Elisabeth Real)

L’ETH Zurich et l’EPFL se classent dans le peloton de tête des universités internationales. En 2015, l’ETH Zurich figure pour la première fois dans le top ten mondial, tandis que l’EPFL est désignée meilleure haute école universitaire à avoir été créée au cours des cinquante dernières années. Le PSI, le WSL, l’Empa et l’Eawag ont eux aussi confirmé leur excellence dans la recherche et l’innovation à l’échelle internationale. Le Conseil des EPF est fier de ces résultats, qui témoignent des performances remarquables fournies par le Domaine des EPF pour la science, la société et l’économie.

Un groupe d’experts internationaux institué en 2015 par le Conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann atteste lui aussi de l’excellent travail réalisé par le Domaine des EPF. Il souligne notamment son rôle prépondérant dans le transfert de savoir et de technologie en faveur de la place scientifique et industrielle suisse. Le rapport des experts confirme que le Domaine des EPF doit son succès à son autonomie, à son caractère international ainsi qu’au financement solide qui lui est alloué sur le long terme par la Confédération. Pour préserver ce modèle de réussite, les responsables politiques devront continuer à assurer la qualité et la stabilité de ces conditions-cadres.

Pourtant, certains développements politiques pointent malheureusement dans une autre direction. Le programme de stabilisation 2017–2019 du Conseil fédéral prévoit un ralentissement notable de la croissance des contributions financières pour l’éducation, la recherche et l’innovation. Avec le franc fort et les incertitudes concernant l’accès à la main-d’oeuvre hautement qualifiée et aux programmes de recherche à l’échelle européenne, la Suisse dépend aujourd’hui d’autant plus de la promotion de sa relève et de sa capacité d’innovation pour rester concurrentielle sur le plan international et préserver ses emplois. Le Conseil des EPF veut croire que le Conseil fédéral et le Parlement continueront de considérer la formation, la recherche et l’innovation comme les ressources les plus précieuses du pays dans lesquelles il s’agit plus que jamais d’investir de manière ciblée et prioritaire.