01 novembre 2008

En Suisse, 3 millions de personnes sont exposées à une concentration trop élevée de poussières fines dans l’air. Les particules les plus petites, qui pénètrent profondément dans les poumons, sont très nocives. Leurs principales sources d’émission sont le trafic routier, l’industrie et le chauffage au bois.

Les poussières fines (PM10) désignent des particules d’un diamètre inférieur à 10 micromètres (10 millièmes de millimètres). C’est surtout l’hiver en cas d’inversions atmosphériques que l’on mesure régulièrement dans les agglomérations des concen- trations de particules les plus fines dépassant largement les valeurs limites recommandées par l’Organisation mondiale de la santé. Plus ces particules sont petites, plus elles pénètrent profondément dans les poumons et y font des ravages.

Nombreux émetteurs de particules fines

Les poussières fines sont composées pour moitié de particules dites primaires et pour moitié de particules dites secondaires. Les premières sont directement rejetées dans l’atmosphère via les gaz d’échappement des véhicules et des chaudières. Les secondes se forment dans l’air par transformation chimique de gaz précurseurs tels que les oxydes d’azote, le dioxyde de soufre, l’ammoniac et les hydrocarbures. Lors d’une journée d’hiver typique à Zurich, environ 25% des particules les plus petites et donc les plus nocives proviennent du tra- fic routier et environ 20% de l’industrie ainsi que des chaudières au bois et des foyers ouverts. Les quelque 45% restants sont dus à l’agriculture ainsi qu’au chauffage au fuel et au gaz.

Une amélioration grâce aux filtres à particules

En Suisse, 3 millions de personnes sont exposées à une concentration trop élevée de poussières fines dans l’air. Les conséquences sur la santé sont indéniables: le nombre d’individus atteints de difficultés respiratoires, d’asthme, de bronchite chronique, mais aussi de maladies cardiovasculaires et de cancers, augmente. Chaque année, jusqu’à 4000 personnes décèdent prématurément à cause de ces maladies. Les particules de suie émanant des moteurs diesel et de la combustion du bois sont très nocives car cancérigènes. L’installation de filtres à particules pour moteurs diesel, la conception de chaudières à bois ainsi que la limitation des poussières fines issues de la combustion du bois sont autant de moyens de réduire les émissions. Autre possibilité: opter pour des bâtiments présentant une meilleure isolation thermique. Celle-ci réduit les besoins en chauffage et donc les émissions des particules les plus fines et de leurs gaz précurseurs.